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Et oui, on peut bien se poser la question en France :

Où sont les hommes ?

Et surtout pourquoi sont-ils encore si peu nombreux et quels sont les avantages de leur présence?

Combien sont-ils ?

La parité est très très mais très loin d’être atteinte en France avec à peine 4 % d’hommes dans la Petite Enfance et seulement 2 % en EAJE.

Pourquoi sont-ils si nombreux ?

Différents facteurs expliquent cette désertion mais elle est principalement sociétale et part du grand manque de connaissance du coeur du travail en structures d’accueil de la Petite Enfance.

« Un métier de bonne femme »

« Passer son temps à faire des câlins »

On a même une politique qui pensait avoir trouvé une super idée pour résorber le chômage en France : Donner le CAP Petite Enfance aux mères précaires ! Pour une Secrétaire d’État à l’égalité hommes-femmes, je trouvais ça limite de mettre les hommes de côté… sans parler de la non-considération du travail des professionnels en crèche. Passez par-ici si vous avez manqué cette actu !

Les autres facteurs principaux :

  • La rémunération peu attrayante
  • Les préjugés
  • Les peurs diverses

Une sombre anecdote qui me vient d’un auxiliaire de puériculture qui me confiait que lors de son oral d’examen, le jury lui a demandé ce qu’il pensait de la pédophilie !!! Affligeant, surtout venant de professionnels du monde du social et de la santé…

Ce qu'ils apporteraient en crèche ?

Leur valeur ajoutée ne fait pas l’ombre d’un doute pour moi et ce à divers endroits :

  • Pour apporter un équilibre dans les équipes 100 % féminines

 

  • Pour apporter aux enfants  :
    • Un contact, un rapport, un lien : celui avec un homme (encore plus nécessaire pour les enfants de familles monoparentales)
    • Une cohérence avec le point 7 de la Charte nationale d’accueil du jeune enfant : « Fille ou garçon, j’ai besoin que l’on me valorise pour mes qualités personnelles, en dehors de tout stéréotype. Il en va de même pour les professionnel.le.s qui m’accompagnent. »
    • Et être dans les clous avec la loi et notamment avec l’article R. 2324-29 du décret du 30 août 2021 qui impose dans le projet d’établissement :  » Un projet éducatif. Ce projet précise les dispositions prises pour assurer l’accueil, le soin, le développement, le bien-être et l’éveil des enfants, notamment en matière artistique et culturelle, et pour favoriser l’égalité entre les filles et les garçons »
    • Pour construire son identité. Ce n’est pas moi qui le dit, mais la Charte 😉

« C’est aussi grâce à ces femmes et à ces hommes que je construis mon identité »

 

  • Pour améliorer la relation avec les parents :
    • Certains pères se tournent plus volontiers vers leurs pairs pour échanger sur leurs pratiques éducatives
    • Certains pères peuvent aussi se sentir mal à l’aise de pénétrer dans un lieu maîtrisé par les femmes (parfois, certains en redeviennent comme des petits garçons qui s’en remettent aux femmes qu’ils ont en face, ou alors d’autres qui se prennent pour des coqs !)
    • Certaines mères pourraient éviter d’entrer en rivalité maternelle avec les pro femmes, en ayant la possibilité d’aller vers les pro hommes

 

  • Pour faire bouger notre société, avec une culture encore bien trop genrée…

Tout le monde en parle !

Alors que les médias s’emparent tous de l’annonce récente du gouvernement de sa volonté de promouvoir le travail des hommes en structure Petite Enfance, j’ai fait un petit tour sur le net et beaucoup on parlé sur ce sujet, en allant certainement bien plus loin dans leur analyse que mes pensées confiées dans cet article.

Je vous laisse donc explorer la petite « revue de presse » et découvrir aussi l’association AMEPE (AGIR pour la Mixité et l’Egalité dans la Petite Enfance) qui vise à promouvoir la mixité et l’égalité professionnelle dans le secteur de la petite enfance et à lutter contre les stéréotypes de genres ou leur page Facebook.

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