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Il faut de tout pour faire un monde.

Et dans ce monde, nous y trouvons un éventail de personnalités plus ou moins faciles à vivre.

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Du défaut à la perversion narcissique

Dans de plus ou moins grandes proportions, nos interlocuteurs (voire nous mêmes…) peuvent avoir des comportements qui épuisent, créent des tensions, phagocytent… bref, qui empêchent de travailler sereinement en crèche et d’avancer sur des projets.

En voici quelques uns que vous avez certainement croisé un jour :

Personnalités difficiles Stéphanie Disant

Dans ces personnalités difficiles se retrouvent également les plus toxiques : les pervers narcissiques, les manipulateurs. Ils sont 8 à 10 % de la population, à divers degrés, et la Petite Enfance n’est pas épargnée. Les repérer est plus compliqué en raison de la maîtrise de leur art, et leurs effets sont dévastateurs dans une équipe.

Mais les plus faciles à vivre ne sont pas toujours ceux avec qui il est le plus aisé de communiquer : les timides, les passifs, ceux qui n’ont d’avis sur rien. Ils font peu de bruit mais cela ne signifie pas qu’ils nous aident dans notre relation à eux.

Bref, tout un panel qui peut se retrouver dans une équipe et gêner voire abîmer la communication ou les relations.

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Distinguer le comportement de l'identité

Pour des raisons de facilité de lecture, les personnes sont identifiées par leur comportement dans l’image précédente. Et c’est justement ce sur quoi il est important d’être vigilant.

Réduire un individu à son comportement, en plus d’être réducteur, l’enferme dans cet aspect de lui et nous enferme dans le regard que nous portons sur lui (c’est le même phénomène que le danger des étiquettes portées sur les enfants). Le fait de mal se comporter ne signifie pas que la personne est mauvaise.

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Quelques pistes de compréhension

Les personnes avec qui il est difficile d’entretenir une relation sereine peuvent ne pas disposer d’autres moyens pour se faire comprendre. Par habitude, par certitudes (c’est celui qui crie le plus fort qui a raison), par peurs (de perdre ce qu’ils ont/sont), par manque de reconnaissance… bref, elles ont une bonne raison – pour elles- d’agir ou de réagir de la sorte. C’est ce qu’en Programmation Neuro Linguistique, nous appellons l’intention positive.

D’ailleurs, dans sa Carte du Monde (mon article dans les Métiers de la Petite Enfance y est consacré), c’est peut-être quelque chose de positif d’opter pour l’un de ces comportements, que depuis notre propre Carte du Monde, nous jugeons comme négatifs. Dans la réfexion pédagogique, voir le verre à moitié vide peut être source de découverte d’aspects qui n’avaient pas été relevés.

Le contexte (professionnel ou personnel) peut également être en cause dans l’adoption de ce type de comportement. Selon l’état interne de la personne (positif ou négatif), sa façon de voir les choses, de les interpréter, de les ressentir sera conditionné par ce qu’elle vit à l’instant T.

Dans tous les cas, ces comportements sont un moyen d’expression pour ces individus, qu’il convient de prendre sérieusement en considération pour les comprendre et pour adapter sa communication et son comportement. C’est dans cette démarche que le respect et la bienveillance prendra la place de ces comportements difficiles.

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L'impact sur soi

Ce qui est constructif, c’est d’identifier et de comprendre l’effet que ces attitudes produisent sur soi : peur, colère, mépris, dégoût…des émotions plus ou moins fortes qui expriment forcément quelque chose pour nous et en nous.

« L’enfer, c’est les autres », disait Sartre. L’autre est souvent perçu comme l’unique responsable d’une mauvaise communication. Mais dans une relation nous sommes deux, ce qui suppose que nous pouvons avoir une part de responsabilité dans cette relation (ce que nous laissons faire, ce que nous induisons consciemment ou inconsciemment). Cela signifie que nous avons la possibilité de modifier notre attitude, notre regard, notre communication pour que la personne en face change, ou à minima, soit vivable.

Avec une prise de recul sur soi et sur les autres, et des clés de compréhension, il devient alors possible de repérer ce qui se joue pour soi et pour ces personnes.

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Vous souhaitez agir plutôt que réagir ?

Je vous propose une journée pour mieux « Communiquer avec les personnalités difficiles »

  • Paris – 27 avril 2017
  • Lille – 28 septembre 2017
  • Lyon – 20 novembre 2017

 

Cette formation vous permettra de :

Objectifs de la formation Stéphanie Disant