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Animée par la présentatrice des Maternelles, Nathalie Lebreton,  cette  journée est la 1ère qui réunit les acteurs de la Petite Enfance, sous l’égide de notre Ministère.

La ministre, Laurence Rossignol, organise ainsi le 1er acte de son plan d’action pour la Petite Enfance en faisant de cet événement une marque de reconnaissance de l’utilité publique du travail des professionnels Petite Enfance dont le but est de créer une culture commune.

Articulée entre séances plénières, tables rondes et ateliers participatifs, cette journée que la ministre regrette de ne pas avoir le temps de dupliquer au niveau régional, se veut collaborative où chacun des participants en devient l’ambassadeur, fiers de pouvoir clamer « j’ y étais ! ».

Laurence Rossignol appelle les professionnels à faire vivre ce nouveau souffle qui « ne portera ses fruits que si les acteurs le fait vivre ». Le ministère offre ce nouveau cadre dans lequel chaque professionnel du champ de la Petite Enfance donnera les traductions concrètes aux orientations du plan. C’est en ce sens que les ateliers participatifs de cette journée ont été définis : chacun répondant à une thématique du plan d’action :

  • Promouvoir et faciliter l’accueil des enfants en situation de handicap
  • Agir pour l’insertion des parents et des enfants en situation de pauvreté
  • Renforcer l’égalité Filles/Garçons et la mixité des métiers de la petite enfance
  • Organiser des activités artistiques et culturelles avec les jeunes enfants
  • Développer les relations entre les professionnel.le.s et les parents
  • Repérer les violences et la maltraitance
  • Diriger, coordonner, encadrer, animer
  • Mieux se former et développer son professionnalisme

La mise en place du plan d'action

Découlant du rapport de Sylviane Giampino (également présente), deux documents phares destinés à renforcer notre culture commune verront bientôt le jour :

Le texte cadre national pour l’accueil du jeune enfant

Le guide des normes (qui harmonisera les préconisations des PMI en faisant l’état de ce qui relève de l’obligation ou des bonnes pratiques)

Laurence Rossignol en a profité pour annoncer la présentation, le 1er mars prochain, de son plan de lutte contre les violences faites aux enfants, indiquant clairement sa position, suite à la décision du Conseil Constitutionnel d’annuler la loi contre les violences éducatives : « Les punitions corporelles ne sont pas une méthode éducative. »

Le texte cadre national

Avant même qu’il ne soit entériné par le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge, vice-présidé par Sylviane Giampino, le projet de ce texte a été remis aux participants.

L’objectif de ce document est d’aboutir à une identité commune dans la profession grâce à une vision partagée par tous les acteurs sur :

– les grands principes de l’accueil du jeune enfant (10 sont proposés)

– Un socle de valeurs (sous la forme d’une charte d’accueil des jeunes enfants)

– Des points de référence

Oui mais attention...

La refonte des diplômes de la Petite Enfance pose question notamment en ce qui concerne les Éducateurs de Jeunes Enfants, reconnus dans le rapport Giampino comme le métier de base de la Petite Enfance, dont le diplôme passera en niveau II.

Les points de vigilance identifiés par Mme Bouve, chercheure en sciences de l’éducation et responsable du pôle formation initiale du centre de formation Saint-Honoré :

– Veiller à conserver dans les crèches, des EJE sur le terrain, pour éviter leur éloignement et la déqualification des compétences dans le quotidien des enfants

– La formation d’EJE ne correspond pas aux missions de responsable d’EAJE. Un autre référentiel pour un autre métier serait-il à instaurer ? Avec deux conditions : une parfaite connaissance du jeune enfant et une formation spécifique en direction et gestion de structures d’accueil

Des propositions ont alors été mis sur la table, toujours en lien avec la qualité d’accueil préconisée dans le rapport Giampino :

– Modifier le ratio EJE/enfants : 1 pour 20 dans tous les EAJE

– Instaurer un temps de réflexion pour les professionnels, hors temps d’accueil des enfants (dans l’atelier n°8, le besoin d’intégrer les analyses de pratiques dans la formation professionnelle continue a été relevé)

– Assurer la formation professionnelle continue

– Mettre en place une tutelle unique ou une coordination entre les 3 ministères impliqués dans la Petite Enfance (Éducation Nationale, Santé et affaires sociales)

– Construire un socle commun aux formations Petite Enfance

– Favoriser la pluridisciplinarité des équipes

– Développer le volet de la recherche dans la Petite Enfance ainsi qu’un Master des métiers de la Petite Enfance

Vers une meilleure adaptation des formations

LA DGCS (Direction Générale de la Cohésion Sociale) prévoit :

– L’augmentation de l’offre de formation pour les professionnels

– Le soutien aux assistantes maternelles et la professionalisation des auxiliaires parentales

– Une réelle mixité dans les métiers

– La rénovation des diplômes et carrières, dès la rentrée 2017 selon le calendrier suivant :

Avec le nouveau CAP Accompagnant Petite Enfance

calendrier diplomes