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Une avancée dans les nouvelles technologies permet de récupérer l’accès à internet dans les structures Petite Enfance, tout en respectant la loi Abeille.

La Loi Abeille

Dans l’objectif de protéger les jeunes enfants d’une trop grande exposition aux ondes électromagnétiques, la loi publiée le 10 février 2015 réduisait l’utilisation du wifi dans les EAJE : « l’installation d’un équipement terminal fixe équipé d’un accès sans fil à internet est interdite dans les espaces dédiés à l’accueil, au repos et aux activités des enfants de moins de trois ans »

Seuls les espaces où les enfants ne pénètrent pas (comme le bureau de la directrice ou du directeur de crèche) peuvent y être reliés, limitant l’effet protecteur de cette mesure, mais indispensable pour la gestion actuelle des structures.

Le LiFi

Cette nouvelle technologie permet d’allier l’accès à internet sans fil, sans subir les effets néfastes des ondes électromagnétiques sur le cerveau des enfants. Le LiFi utilise le spectre optique, via des ampoules LED.

Pour l’instant, cette technologie reste limitée puisqu’elle ne permet que l’envoi de données mais pas encore leur réception.

La commune de Courbevoie est la première à s’être saisie de cette innovation en installant ce procédé dans sa nouvelle Maison de la famille. Pour en savoir plus

Il reste cependant des incohérences dans les injonctions

Si ne recevoir du Wifi que dans le bureau des responsables de crèche n’est pas très incommodant, cette réglementation se heurte aux recommandations du gouvernement suite à la circulaire du 17 août 2016 concernant le protocole de mise en sûreté des EAJE.

En effet, il est conseillé aux responsables de structures Petite Enfance d’utiliser l’application SAIP (Système d’Alerte et d’Information des Populations en cas de crise) pour être informé au plus vite d’une menace terroriste. Hors, dans certaines zones, les données mobiles (3g ou 4g) ne fonctionnent pas, forçant la connexion par wifi pour pouvoir recevoir les notifications de cette application… Entre sûreté et sécurité, les injonctions deviennent donc paradoxales puisque la directrice ou le directeur de crèche est très présent (e) auprès des enfants et des équipes.

Cela pose également la question autour des pratiques professionnelles sur la disposition des téléphones portables des équipes Petite Enfance…

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